Vendredi soir à 20 h 45, dans la salle du Centre Maurin des Maures réorganisée pour le jazz club, première surprise : toutes les tables sont déjà occupées ou surmontées de petits cartons indiquant le nom des personnes attendues.
Deuxième surprise : de jeunes têtes ont été remarquées parmi les tempes grisonnantes.
Que se passe-t-il ce soir ? Le jazz manouche est-il à la mode ? La jeunesse aime t-elle la guitare, ou est- elle venue encourager « l’enfant du pays », le guitariste et professeur de musique Arnaud Agullo « de Cogolin », comme le soulignera tout le long du concert, Jean Cortès, contrebassiste et créateur du groupe ? Tout à la fois probablement.
Un concert rodé.
Les quatre musiciens de « Djangology » ne sont ni tziganes, ni gitans, mais la pratique du « jazz manouche » les rassemble au point d’avoir créé un « concert concept » sous format d’un hommage à la fois pédagogique et artistique à Django Reinhardt. Leur programme bien huilé, inclut également des réécritures « à la manière de … » Reinhardt de morceaux populaires tels que « La bicyclette » d’Yves Montand, le « Poinçonneur des Lilas » de Gainsbourg, « Blackbird » des Beatles, « Mathilde » de Brel ainsi que quelques incontournables du jazz comme « Caravan » de Duke Ellington.
Résultat : les musiciens swinguent et font l’unanimité, tout le monde apprécie et le public est ravi.
Françoise Balet