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Abdullah IBRAHIM « EKAYA » Sextet – exclusivité -

Abdullah IBRAHIM « EKAYA » Sextet – exclusivité -

- Abdullah IBRAHIM Piano
- Cleave GUYTON Saxophone Alto et Flute
- Keith LOFTIS Saxophone Ténor
- Tony KOFI Saxophone Baryton
- Andrae MURCHISON Trombone
- Noah JACKSON Contrebasse
- Marion FELDER Batterie

« Duke Ellington est mon père musical » a dit Abdullah Ibrahim. S’il est vrai que son jeu reflète l’influence de son grand ainé et celle de Thelonious Monk, il est également imprégné des musiques de son Afrique du Sud, terre douloureuse pour qui a la peau noire. Adolf Johannes « Dollar » Brand, Abdullah Ibrahim depuis sa conversion à l’Islam en 1968, est né au Cap en 1934, au temps de l’apartheid. Son art porte en lui la passion et la colère engendrées par l’ignoble et absurde ségrégation. Il fallut un courage exemplaire pour que cet enfant issu de parents Basuto et Bushman se lance dans le métier de la musique. En 1959, il forme son propre groupe, les Jazz Epistles. C’est avec ce groupe qu’il grave ses deux premiers disques. Puis il s’expatrie en 1962, à Zurich. L’année suivante, Ellington produit à Paris le premier album de sa nouvelle carrière et l’encourage à jouer aux Etats-Unis. Depuis cette époque, il va et vient d’un continent à l’autre, du Swaziland à la plupart des pays d’Europe et à l’Afrique du Sud où il est à nouveau actif depuis la fin de l’apartheid. D’Afrique, Abdullah Ibrahim tient une intensité rythmique extraordinaire, une richesse peu courante dans les domaines de la dynamique et des accents, une complexité rythmique infinie, un art poétique puissamment original. Il porte témoignage, avec talent et fierté, de la grandeur d’un jazz régénéré à ses sources les plus vives.
Claude CARRIÈRE

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