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File Under Zawinul

18h30 Jean-Marie Carniel Trio

  • Emile Parisien
  • Vincent Peirani
  • Manu Codjia
  • Paco Séry
  • Linley Marthe
  • Aziz Sahmaoui
  • Tony Paeleman

File Under Zawinul

Théâtre de Verdure | 21h00

2017 marque les dix ans de la disparition d’un monstre sacré du jazz, le claviériste Joe Zawinul. Le saxophoniste Emile Parisien et son binôme Vincent Peirani à l’accordéon lui rendent un hommage juste et fort. Les deux Français ont tout naturellement rassemblé pour cela les anciens compagnons de route du “groover” autrichien : Paco Sery et Linley Marthe, respectivement batteur et bassiste du Zawinul Syndicate (son dernier groupe), ou bien encore le percussionniste antillais Mino Cinelu qui rejoint Weather Report sur les derniers albums de ce groupe fondamental.

 

L’idée de ce projet File Under Zawinul a mûri lors de l’expérience du saxophoniste Emile Parisien avec le Syndicate, un groupe déjà formé à la mémoire du pianiste viennois. Au sein de ce Syndicate, Parisien croise le guitariste coloriste Manu Codjia et l’architecte sonore Tony Paeleman au Fender Rhodes. Tous deux le rejoindront bientôt dans File Under Zawinul. Le chanteur et percussionniste marocain Aziz Sahmaoui, également partenaire de jeu de Joe pendant plus d’une décennie, vient enfin s’ajouter à ce véritable all-star international du cosmos Zawinul.

 

 


Festival Off

Jean-Marie Carniel Trio

Jardins du Théâtre | 18h30

Sors de ce corps, Eddie Gomez ! 
A moins qu’il ne s’agisse d’une réincarnation provençale de Scott LaFaro. De fait, on est là dans la quête d’un répertoire « evansien » : un trio emmené par Jean-Marie Carniel, un contrebassiste présumé « amateur » qui en remontrerait à bien des professionnels. Entendre une contrebasse qui ronronne de bonheur sur « The Peacocks » notamment, c’est le signe d’un profond respect pour les codes établis par l’un des sommets de l’art du trio. 
Le pianiste, Denis Césaro est d’ailleurs d’une tendresse absolue, cependant que le batteur, Cédrick Bec, nous le cloue (ça c’est dit !). L’ensemble tient dans une remarquable économie de moyens, jouant sur les silences avec de bonnes doses d’humour et d’amour. Et puisque l’un des adages du jazz consiste à répéter qu’il faut « phraser comme un saxophoniste », le choix des deux thèmes d’ouverture (« This I Dig For You » de Hank Mobley, « Witch Hunt » de Wayne Shorter) est d’une pertinence sans pareille. 
Des bégueules verraient-ils dans la reprise de « Jardin d’Hiver » une faute de goût qu’ils ne pourraient que succomber à la puissance de l’introduction, à l’extrême douceur des solos et au retour précieux à la chanson, qui se trouve transfigurée. Ce disque sans prétention, enregistré par l’excellent pianiste/claviériste/producteur Lionel Dandine dans son studio de Fuveau (13), est bien le petit bijou que l’on attendait.

 

Laurent Dussutour Jazznews 5//11/17

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