Samedi 31 octobre le jazz recevait enfin le « Trio Non Tempéré », T.N.T., pour un concert que nous attendions avec impatience, alléché par l’écoute du disque qu’avait sorti en 2008 les protagonistes François Raulin piano, Jean-Jacques Avenel contrebasse et Adama Dramé djembé. Un disque qui révélait les subtils passages de témoins entre les musiques de traditions africaines, ou régionalistes et le jazz.
Si le trio se présentait sans Jean-Jacques Avenel, qui connaît des problèmes de santé actuellement, remplacé de belle manière par Sébastien Boisseau. François Raulin et Adama Dramé étaient bien là prêt à en découdre et nous emporter dans un flot de rythmes, de tensions contenues et souvent ponctués de la voix par des chants traditionnels du Burkina Faso pays d’Adama Dramé, reconnu comme un maître-djembé de l’Afrique de l’Ouest.
On pouvait entendre les palabres, la vie des villages, la souffrance, la gaieté, la vie, se laisser emporter par les notes et les thèmes.
La restitution du son, par ailleurs parfaite réalisé par Rachid Taleb, nous a comblé et ce concert a paru bien court et il est bien dommage que les auditeurs soient venus moins nombreux. Peur de la formule ? Nous ne le souhaitons pas et espérons que cela était du aux vacances car il y aurait de quoi désespérer les organisateurs qui s’efforcent justement de donner au JAZZ CLUB une palette de style la plus grande possible, sans perdre le rythme, le swing tout en garantissant une qualité d’expression exceptionnelle.
On pouvait aussi s’attendre à voir nombreux les élèves du Conservatoire notamment ceux de la classe de percussion… Mais cela n’est pas nouveau, aujourd’hui on apprend la musique mais on ne va pas au concert !